Bille de Clown (résumé), Points de vue Critiques

Kawa et compagnie

Administration: 1465, Route de Carqueleu

76690 SAINT ANDRE SUR CAILLY Tél.: 06 99 30 65 66

email: kawa.et.compagnie@free.fr

Un vrai cheval sur scène résout une énigme policière

 (spectacle tout public à voir en famille)

 

 

BILLE DE CLOWN

 

Comédie policière, équestre et musicale

De Pascal Sanchez

Musiques: Philippe Davenet

 Paroles des chansons: Jeanne Béziers

 

Production: Kawa et Compagnie (avec le soutien de la Région Hte Normandie, du Conseil Général Seine Maritime et des villes de Notre Dame de Gravenchon, de Canteleu, de Gisors et de la Maison de l'université de Mont Saint Aignan)

 

 

Mise en scène: Jeanne Béziers             Distribution:

Scénographie : Ludovic Billy                Jean Pierre Bourdaleix, le commissaire Bravard

Lumières: Jean-Claude Caillard                       Pascal Sanchez, Imré Maros le gitan

Costumes : Mélanie Neveu                    Laurent Beucher, Liselotte la femme à barbe

Chorégraphie: Marion Soyer               

Musique enregistrée: P.Davenet, claviers, V Crépel, percussion, G. Yon, ingénieur du son

 

 

Et Kawa (poney welsh) dans le rôle de Bille de Clown

 


Sale histoire!

 

            Ce polar équestre est l'histoire d'une rencontre improbable entre un commissaire, un gitan et un cheval. Il s'agit de retrouver le coupable bien sûr, mais aussi et surtout de s'apprivoiser, comme dans le petit Prince. On est ici sur une piste de cirque, on aurait pu être sur un ring. Avec un sens de l'esquive particulièrement prononcé. L'un pose des questions, l'autre répond toujours à côté et souvent en musique, le cheval écoute et finalement propose la solution.

            La forme, littéraire, est contrebalancée par les deux personnages muets qui sont au centre de cette affaire : la femme à barbe, Liselotte et le cheval, Bille de Clown. On a donc deux personnages parlants, même plutôt bavards, et deux personnages muets, le tout dans les coulisses d'un cirque à l'ancienne. Notre envie est de faire référence à des genres anciens : le cinéma muet, le cirque, la foire, et de s'en amuser avec notre langage d'aujourd'hui.

            Les deux personnages qui sont le plus liés au cirque, la femme à barbe et le cheval, sont ceux qui ramènent au drame, et les deux personnages « sérieux » deviennent assez vite des clowns. Le commissaire patauge sur une piste qui ne le mène nulle part et Imré, le gitan dissout l'enquête avec ses chansons. La femme à barbe est désespérée, et le cheval est sacrifié. Le décor lumineux accentuera les contrastes entre soleil et ombre, ce qu'on voit, ce qu'on ne voit pas et dont on parle, ce dont on ne parle pas et qu'il faudrait regarder. La régie sur scène, faite par la femme à barbe sera un signe de plus que l'on mélange fiction et réalité, piste et coulisse…Petite fable burlesque sur la solitude Où l'on tourne en rond sur un monde aplati.

 

Jeanne Béziers, metteur en scène

 

DUREE DU SPECTACLE: 65 minutes sans entracte

 

Dates de tournées:

 

Notre Dame de Gravenchon

Théâtre des Trois Colombiers                          Les 23, 26 Novembre 2007 à 14H

                                                                       Le 24 Novembre 2007 à 10H

                                                                       Le 27 Novembre 2007 à 20H30

Canteleu

Espace François Mitterrand                             Le 15 Décembre 2007 à 16H

 

Bois Guillaume

Espace Guillaume le Conquérent                       Le 13 Janvier 2008 à 16H

 

Mont Saint Aignan

Théâtre de la Maison de l'Université                Le 4 Mars 2008 à 20H30

 

Gisors

Théâtre Municipal                                           Le 26 Avril 2008 à 20H30

 

Le Havre

Théâtre Municipal                                           Les 27 et 28 Décembre 2008.

 

Le point de vue d'une spectatrice:

 

Je me suis rendue hier à la première de Bille de clown , accompagnée de Claude Duty (qui n'avait pas oublié d'emporter sa caméra). Il y avait de la magie sur la scène : quelques ampoules autour d'une piste, quelques autres suspendues dans les rideaux, et tous les cirques de nos mémoires étaient soudain présents. Point de ménagerie avec fauves encagés pourtant, ni de numéros spectaculaires à donner le frisson, mais la simple histoire d'amour entre un enfant perdu et un poney, qui, devenus brutalement adultes sous les bombes d'une guerre, vivent enfin heureux dans le cercle d'un chapiteau, entre les roulottes. Jusqu'au jour où – c'est alors que commence le spectacle – un commissaire de police vient enquêter sur un sabotage de matériel ayant entraîné la chute de la jolie trapéziste (que nous ne verrons pas : elle est à l'hôpital). Qui a pu vouloir sa mort ? Est-ce le même coupable qui alluma l'incendie de sa roulotte ? Notre policier (excellent Jean-Pierre Bourdaleix, qui sait si bien feindre l'étonnement, la candeur un peu niaise et passer sans transition à l'assurance de qui défend la loi) enquête auprès du gitan (Pascal Sanchez, plus vrai que nature) sur la piste d'entraînement du poney, que traverse parfois la stupéfiante femme à barbe (Laurent Beucher), dansant la gigue écossaise en robe vintage. L'affaire est bientôt entendue car il y a un suspect parfait, contre lequel les preuves s'accumulent. Mais nous sommes dans un conte, n'est-ce pas ? Un conte où les comédiens esquissent des pas de danse (chorégraphie Marion Soyer), même et surtout le poney qui tient le rôle-titre, un conte où une guitare tombe du ciel pour que le gitan puisse chanter (des textes de Jeanne Béziers - qui assure aussi la mise en scène) ; l'innocent sera donc innocenté et le coupable… ah mais je ne vais tout de même pas tout vous raconter. Les bougies s'éteignent une à une, comme les lumières et les feux de Bengale. Il nous reste un silence habité, une fumée de quatorze juillet, le rêve perdure, où nous avons cru voir l'enfant et le poney sous les bombes, la trapéziste tomber, l'incendie dévorer la roulotte, où nous avons cru, même, entendre le ressac de la mer, derrière la cabine de bain où se cachèrent des amoureux intemporels. La lumière se rallume dans la salle, et nous devons retourner à la triste réalité : nous sommes devenus adultes. Merci, merci à eux de nous avoir fait rêver. Et merci Kawa, une caresse entre tes naseaux, tes mèches ébouriffées. Kawa, qui, grâce à Pascal échappa à l'abattoir, j'en tremble rétrospectivement…

 

                                                                               Simone Arèse

 

Critique de François VICAIRE pour théâtreennormandie.com

Bille de clown :
Des séductions scintillantes

 

                Il y a de la sciure, des lumières qui clignotent comme des étoiles, un cheval dressé tout en clin d'œil et en tendresse, de belles musiques (de Philippe Davenet) multicolores et percutantes qui donnent le ton et font l'ambiance ... le spectacle que Pascal Sanchez présente pour cette fin d'année et qui s'adresse tout autant aux petits qu'aux grands est plein de qualités et de bonnes intentions.


                "Bille de clown" raconte d'une manière très simplifiée une intrigue policière se déroulant dans un petit cirque dont la vedette est un cheval particulièrement perspicace. Bien évidemment l'argument n'est qu'un prétexte. Il permet de plonger dans un univers aux multiples facettes et donne à Pascal Sanchez, en plus de ses talents de guitariste, l'occasion de révéler des ressources qu'on lui connaîssait moins comme le chant ou le dressage des chevaux.


                Dans l'une et l'autre des disciplines il s'en tire avec les honneurs et le duo qu'il mène avec Kawa, son complice à quatre pattes, est parfaitement en place. Dans le rôle d'un commissaire de police de haute fantaisie, on a le plaisir de retrouver Jean-Pierre Bourdaleix toujours aussi efficace et solide et dans un étonnant emploi de femme à barbe de découvrir Laurent Beucher qui affirme une présence pleine d'humour, de fantaisie et d'élégance décalée.


                La mise en scène de Jeanne Béziers jongle adroitement - au cirque c'est normal - avec le texte, la musique, les chansons, et le dressage. Et l'ensemble, qui s'insère parfaitement dans un bel espace créé par Ludovic Billy, baigne dans une sorte de chorégraphie funambulesque (celle de Marion Soyer) que les lumières de Jean-Claude Caillard parent de séductions scintillantes.


                Tout cela donne un bon divertissement, sans prétention aucune mais dont se dégage une très réelle poésie qui révèle, en demi-teinte, un fond de nostalgie venant certainement du regret de Pascal Sanchez à ne pas appartenir au monde du cirque. Qu'il se rassure. Avec "Bille de clown", il est entré dans la famille. 

 

                                                                                                  François Vicaire



Article ajouté le 2007-12-15 , consulté 63 fois

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